Le groupe l’Emancipation sociale de la Fédération Anarchiste, via la bibliothèque du renard, prendra part à 2 événement sur la police et la répression : une projection-débat, organisée par le collectif « Kreiz Breizh Antifasciste » le 02/12 au Faouët (56), avec une table de presse (dont des livres de Mathieu Rigouste), et l’hébergement d’ateliers / discussions, également avec des livres, le 13/12. Voici les affiches des événements, avec toutes les infos, et, dessous, le texte d’invitation de la journée du 13/12, se terminant par des concerts de soutien à la salle des fêtes de Trémargat :


Texte d’invitation :
Le 10 septembre 2025, des actions de blocage de l’économie ont eu lieu un peu partout en France, sur des périph’s de grandes villes, comme Rennes ou Nantes, mais aussi sur des ronds-points importants en campagne, comme par ici, à Rostrenen, au Faouët, ou du côté des monts d’Arrée par exemple.
L’organisation de ces blocages s’est faite de manière décentralisée, autonome, dans des assemblées générales (AG) locales, où toutes et tous pouvaient également s’exprimer. Ces mobilisations visaient à la fois l’austérité promise par des budgets néolibéraux, totalement insupportables, ainsi que le mépris porté par des institutions « démocratiques », favorisant en réalité toujours les dominants qui décident pour le reste de la population. Prenant au sérieux la question politique et s’engageant pour plus de justice sociale, et précisément pour cela, le mouvement a supporté une importante répression, parfois dès les premières heures de la matinée. Les flics ont multiplié déblocages, arrestations et amendes, pouvant aller jusqu’à 640 euros pour un pseudo-délit routier d’entrave à la circulation, dans le but de dissuader toute contestation. A cela, il faut ajouter de nombreuses violences policières, occasionnant parfois des blessures graves (1). Quelques jours avant, le ministère de l’Intérieur menaçait et annonçait des effectifs rarement si fournis : 80 0000 policiers et gendarmes pour cette seule journée.
La répression, de plus en plus nette, n’est toutefois pas nouvelle, et la fonction sociale de la police est toujours la même : dans tous les mouvement sociaux et partout dans le monde où l’on se révolte de manière plus ou moins coordonnée, les « forces de l’ordre » se font les forces d’un ordre inégalitaire, masculiniste, raciste, protégeant les intérêts économiques du patronat et offrant le calme à celles et ceux qui profitent d’une société fortement hiérarchisée. De fait, dans les quartiers de banlieue ou face à des militant.e.s écologistes, des cellules aux frontières, en passant par les rues des villes et les chemins de campagnes, la police menace, harcèle, enferme, agresse, mutile, viole, assassine… faisant des dizaines de morts par an — 52 en 2024, un funeste record européen (2). Les « forces de l’ordre » instaurent la terreur et s’avèrent aujourd’hui en première ligne de la fascisation que connaît la France. A mesure que les lois antisociales s’accumulent, le budget de la police augmente. Il est plus que temps que tout ça cesse… Alors comment riposter face à la répression ? Et comment abolir (et vivre sans) la police ? Peut-être arrivera-t-il un jour où composer le 17 et régler des conflits par la force d’une telle institution, violente et coercitive, sera vue comme archaïque et rétrograde.
De notre côté, ni la colère ni l’auto-organisation ne se sont arrêtées à la date des premiers blocages du 10/09… au contraire ! De semaine en semaine, des assemblées générales (AG) se sont tenues, notamment à Rostrenen et au Faouët, montrant aussi le dynamisme politique de zones rurales souvent ignorées. Des liens se sont créés, et ne demandent qu’à être renforcés, ravivés et partagés à de nouvelles personnes… C’est donc à la fois pour réfléchir ensemble, se retrouver et en soutien à toutes les personnes touchées par la répression que nous organisons un après-midi de discussion sur la répression et la police, suivi de nombreux concerts. Cette journée sera l’occasion d’affirmer simplement que l’État n’arrêtera pas nos envies d’égalité et de liberté, et que la solidarité collective est notre meilleure arme pour y parvenir. Et nous avons la prétention de penser que c’est tout à notre honneur… Si vous partagez ces constats, si vous souhaitez en discuter, si vous souhaitez exprimer votre soutien, que vous soyez venu.e.s lors d’AG et d’actions du 10, ou pas encore… n’hésitez plus, rejoignez-nous le 13/12 à TRÉMARGAT et KERGRIST-MOËLOU !

